© King
King, le studio suédois derrière Candy Crush (propriété d’Activision Blizzard, donc de Microsoft), a signé in extremis un accord collectif avec ses salariés. La grève qui devait démarrer ce vendredi à l’aube n’aura pas lieu — on te parlait du préavis de grève la semaine dernière.
King a signé un accord collectif avec les syndicats suédois Unionen et Sveriges Ingenjörer le jeudi 24 septembre 2026 au soir.
La grève, prévue le vendredi 25 septembre à 5 h du matin, a été annulée quelques heures avant son déclenchement.
Environ 550 salariés des bureaux de Stockholm et Malmö sont concernés ; l’accord entrera en vigueur le 1er avril 2027.
Les négociations duraient depuis plus d’un an (mai 2025).
Un bras de fer qui durait depuis plus d’un an
King refusait jusqu’ici de signer un accord collectif avec ses employés suédois, alors que c’est la norme dans la quasi-totalité des entreprises du pays. Face au blocage, les syndicats Unionen et Sveriges Ingenjörer avaient déposé un préavis de grève le 15 septembre, rejoints en soutien par d’autres organisations (dont l’Akademikerförbundet SSR et DIK). L’échéance était fixée au vendredi 25 septembre à 5 h du matin, heure à laquelle les salariés des bureaux de Stockholm et Malmö devaient cesser le travail.
L’accord signé quelques heures avant l’échéance
C’est finalement le jeudi 24 septembre au soir que King a plié : l’entreprise a signé l’accord collectif avec Unionen et Sveriges Ingenjörer, désamorçant la grève à quelques heures de son déclenchement. Le texte, calé sur la convention Tech Sverige IT, entrera en vigueur le 1er avril 2027 et couvre environ 550 salariés des deux sites suédois du studio, dont une centaine représentée par Sveriges Ingenjörer.
Du côté syndical, on parle d’une victoire nette. Martin Wästfelt, négociateur en chef d’Unionen, a salué « une grande victoire pour les membres », rappelant qu’une base syndicale unie sur ses revendications a fini par payer malgré des discussions longues et difficiles.
Ne confonds pas King et Candy Crush : l’accord ne concerne pas un jeu en particulier, mais l’ensemble des salariés du studio en Suède, tous projets confondus. King reste une filiale d’Activision Blizzard, elle-même propriété de Microsoft — un accord collectif local ne dit rien des conditions de travail ailleurs dans le groupe.
Ce que ça change concrètement
Selon Sveriges Ingenjörer, l’accord donne aux salariés de meilleures possibilités d’influer sur leurs conditions de travail, un droit renforcé de s’organiser syndicalement et d’être informés en amont des changements touchant leur poste. Rien d’extravagant sur le papier — c’est justement ce qu’apporte un accord collectif classique en Suède — mais c’est une première chez King, qui s’y refusait depuis longtemps.
Pourquoi ça compte au-delà de la Suède
L’épisode s’inscrit dans un mouvement plus large de syndicalisation dans le jeu vidéo, particulièrement actif chez les studios liés à Microsoft/Activision Blizzard ces dernières années. Un studio aussi rentable que King (Candy Crush reste l’une des plus grosses machines à cash du mobile) qui cède sur ce terrain envoie un signal au reste du secteur, suédois comme international.
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FAQ
Pourquoi King devait-il faire grève le 25 septembre ?
Les syndicats Unionen et Sveriges Ingenjörer avaient déposé un préavis de grève le 15 septembre 2026 après l’échec des négociations sur un accord collectif, avec une échéance fixée au vendredi 25 septembre à 5 h du matin.
L’accord a-t-il finalement été signé ?
Oui. King a signé l’accord collectif avec Unionen et Sveriges Ingenjörer le jeudi 24 septembre 2026 au soir, quelques heures avant le déclenchement prévu de la grève.
Combien de salariés sont concernés ?
Environ 550 salariés des bureaux de King à Stockholm et Malmö, dont une centaine représentée par Sveriges Ingenjörer.
Quand l’accord entre-t-il en vigueur ?
Le 1er avril 2027, sur la base de la convention Tech Sverige IT.