Le Tokyo Game Show a refermé ses portes hier, et la CESA a profité de la dernière ligne droite pour dévoiler son palmarès de la Future Division. Dix jeux. Dix jeux que personne n’a terminés, parce que aucun n’est sorti.
C’est tout le principe : cette catégorie du Japan Game Awards ne récompense pas des jeux, elle récompense des attentes. Et quand on regarde la liste, cette attente a un accent très marqué — celui du RPG.
On te donne la liste officielle telle qu’elle a été publiée, puis on te dit ce qu’elle vaut. Parce qu’elle vaut quelque chose, mais pas ce que les titres d’articles vont te laisser croire cette semaine.
Le Japan Game Awards 2026 — Future Division a proclamé ses 10 lauréats le 20 septembre 2026, lors d’une cérémonie tenue sur la scène événementielle du hall 1 de Makuhari Messe.
Cette catégorie récompense uniquement des jeux non encore sortis, exposés ou annoncés au Tokyo Game Show. C’est un baromètre d’attente, pas un prix de qualité.
La désignation se fait en deux temps : un vote en ligne ouvert à tous, sans condition de nationalité ni de lieu de résidence, une voix par personne, du jeudi 17 septembre 10 h au samedi 19 septembre 16 h (heure japonaise), puis sélection finale par le comité de sélection du Japan Game Awards parmi les titres les plus plébiscités.
Le prix est organisé par la CESA, avec le soutien du ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.
Steam apparaît dans les plateformes des 10 titres sur 10.
Les 10 lauréats de la Future Division 2026
Liste officielle, recopiée telle quelle depuis la page du Japan Game Awards. La CESA publie ces dix titres sans ordre de mérite : il n’y a pas de « vainqueur », pas de podium, pas de nombre de votes communiqué.
| Titre | Société | Plateformes |
|---|---|---|
| ACE COMBAT 8: WINGS OF THEVE | Bandai Namco Entertainment | PlayStation 5 / Xbox Series X|S / Steam |
| GUNDAM ROGUE ORBIT | Bandai Namco Entertainment | PlayStation 5 / Xbox Series X|S / Steam |
| Castlevania: Belmont’s Curse | Konami Digital Entertainment | Nintendo Switch / PlayStation 5 / Xbox Series X|S / Xbox on PC / Steam |
| Super Danganronpa 2×2 スーパーダンガンロンパ2×2 — traduction du titre japonais |
Spike Chunsoft | Nintendo Switch 2 / Nintendo Switch / PlayStation 5 / Xbox Series X|S / Steam / Epic Games Store |
| STRANGER THAN HEAVEN | SEGA | Xbox Game Pass / Xbox Series X|S / Xbox on PC / Xbox Cloud / Steam / PlayStation 5 |
| Final Fantasy VII Revelation ファイナルファンタジーVII リベレーション |
Square Enix | PlayStation 5 / Nintendo Switch 2 / Xbox Series X|S / Xbox on PC / Steam / Epic Games Store |
| Persona 4 Revival ペルソナ4 リバイバル |
Atlus | Xbox Game Pass / Xbox Series X|S / Windows / PlayStation 5 / Steam / Nintendo Switch 2 |
| Magical Girl Taboo Village 魔法少女ノ因習村 — traduction du titre japonais |
Re,AER / Good Smile Company | Nintendo Switch / Steam |
| Monster Hunter Wilds: Ascendance モンスターハンターワイルズ:アセンダンス |
Capcom | PlayStation 5 / Xbox Series X|S / Nintendo Switch 2 / Steam |
| Romancing SaGa 3: Destinies United ロマンシング サガ3 デスティニーユナイテッド |
Square Enix | Nintendo Switch 2 / Nintendo Switch / PlayStation 5 / Xbox Series X|S / Xbox on PC / Steam |
Deux précisions d’honnêteté. Pour Super Danganronpa 2×2 et Magical Girl Taboo Village, le document de la CESA ne fixe pas de titre commercial occidental : ce que tu lis ci-dessus est la traduction du titre japonais, et l’intitulé qui sortira chez nous peut très bien être différent. Et nous n’avons trouvé, dans le document officiel, ni date de sortie, ni prix, ni détail de contenu pour aucun de ces dix jeux. On ne va donc pas t’en inventer.
Ce que le palmarès raconte : le RPG rafle la mise
Regarde la colonne du milieu avant celle de gauche. Square Enix place deux titres. Bandai Namco aussi. Ajoute Atlus, SEGA, Capcom, Konami, Spike Chunsoft — et un seul nom que le grand public occidental ne connaît pas, Re,AER, accompagné de Good Smile Company.
Ce sont, très largement, les maisons du RPG japonais. Et les licences primées le confirment : Final Fantasy, Persona, SaGa, Danganronpa, Monster Hunter. Pour un média qui parle de RPG toute l’année, ce palmarès n’est pas une liste de jeux vidéo parmi d’autres : c’est à peu près notre sommaire de l’année à venir.
On a d’ailleurs déjà consacré des articles détaillés à cinq d’entre eux — Final Fantasy VII Revelation, Persona 4 Revival, Monster Hunter Wilds: Ascendance, Romancing SaGa 3: Destinies United et Stranger Than Heaven. Ils sont sur le site, on n’y revient pas ici.
Le deuxième enseignement est plus discret, et il se lit dans la troisième colonne. Steam figure dans les plateformes des dix titres sur dix. Pas neuf, pas « la plupart » : dix. Ces éditeurs japonais, dont certains ont mis quinze ans à considérer le PC autrement que comme un marché secondaire, ne sortent plus un seul de leurs gros titres sans lui. PlayStation 5 et Xbox Series X|S sont à neuf sur dix, et la Nintendo Switch 2 apparaît dans cinq des dix fiches.
Le seul titre du lot qui ne joue pas cette partition, c’est Magical Girl Taboo Village : Nintendo Switch et Steam, point. C’est aussi le seul dont la société éditrice ne figure pas parmi les géants de la liste. Qu’un titre de cette taille se hisse au milieu de Final Fantasy et de Monster Hunter en dit long sur le bouche-à-oreille dont il a bénéficié pendant le salon.
Ce que ce prix vaut réellement
Maintenant, la partie que les reprises d’agence vont zapper : comment ces dix noms ont été choisis.
La CESA l’écrit noir sur blanc. Le public a voté du jeudi 17 septembre à 10 h au samedi 19 septembre à 16 h (heure japonaise), par un vote en ligne hébergé sur le site du prix. La page officielle est explicite sur les conditions : ni sexe, ni âge, ni nationalité, ni lieu de résidence, ni expérience de jeu ou possession de matériel n’entraient en ligne de compte — une seule voix par personne. Puis — et c’est là que ça se complique — le comité de sélection du Japan Game Awards a arrêté la liste finale parmi les titres les plus plébiscités.
Traduction : le public propose, le jury dispose. Ce n’est pas un top 10 brut des suffrages, c’est une sélection éditoriale opérée dans un vivier désigné par les votants. Aucun décompte de voix n’est publié, aucun classement entre les dix lauréats non plus.
Autre borne utile : l’éligibilité s’arrêtait à des titres non sortis, présentés ou exposés au TGS 2026 — présentations vidéo et annonces faites dans les émissions officielles des exposants comprises. Les jeux annoncés après la clôture du vote, samedi 16 h, n’avaient donc aucune chance d’y figurer. Si un titre que tu attendais manque à l’appel, ça peut être ça, et rien d’autre.
1. Ce n’est pas un prix de qualité. Aucun de ces dix jeux n’est sorti. Personne ne les a finis, personne ne les a testés, pas même les votants. La Future Division mesure une envie, pas une réussite. Un jeu peut y figurer et décevoir ; un excellent jeu peut ne pas y être parce qu’il n’était tout simplement pas au salon. Méfie-toi de tout article qui te présentera cette liste comme « les dix meilleurs jeux » de quoi que ce soit.
2. Ce n’est pas non plus un classement du public. Deux filtres, pas un. D’abord le vote, et il faut être précis sur ce qu’il était : un scrutin en ligne ouvert à tout le monde, la CESA écrivant noir sur blanc que ni le sexe, ni l’âge, ni la nationalité, ni le lieu de résidence n’entraient en compte — une voix par personne, du 17 septembre 10 h au 19 septembre 16 h, heure japonaise. Autrement dit : rien n’empêchait un joueur français de voter. Encore fallait-il savoir que le scrutin existait, et il s’est tenu pendant un salon japonais — on te laisse en tirer les conclusions, c’est notre remarque, pas une donnée publiée. Ensuite, le comité de sélection du Japan Game Awards tranche derrière, parmi les titres les plus plébiscités. Entre le vote exprimé et la liste publiée, il y a une décision humaine que personne ne détaille.
Notre lecture, et on l’assume comme un avis
Un prix d’attente reste un indicateur, à condition de savoir ce qu’il indique. Celui-ci dit une chose assez nette : ce que les votants ont voulu voir arriver, en 2026, ce sont massivement des RPG, des suites et des retours de licences installées. Sur dix lauréats, on cherche en vain la nouveauté sans généalogie.
Est-ce une bonne nouvelle ? Pour nous qui écrivons sur le RPG, oui, évidemment : la matière sera là. Pour la diversité de la production japonaise, c’est plus discutable, et la présence de Magical Girl Taboo Village au milieu de ce mur de franchises ressemble justement à la petite exception qui rappelle la règle.
Une dernière chose, pour la route : garde cette liste quelque part. Dans douze mois, la relire à froid — en cochant ce qui est sorti, ce qui a glissé, ce qui a tenu ses promesses — sera un exercice autrement plus instructif que de la commenter aujourd’hui.
Dates réelles, plateformes confirmées, promesses tenues ou pas — on lit les communiqués officiels pour toi, sans recopier les dépêches.
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Sources : page officielle du Japan Game Awards, section Future Division, lue intégralement en japonais (liste des dix lauréats, titres, sociétés, plateformes) ; page officielle de la Future Division, section des conditions de participation au vote (投票資格), pour le mode de scrutin (vote web ouvert à tous, sans condition de nationalité ni de lieu de résidence, une voix par personne) ; communiqué officiel de la CESA publié le 20 septembre 2026, lu intégralement en japonais (objet de la Future Division, période et modalités du vote, rôle du comité de sélection, périmètre d’éligibilité, date et lieu de la cérémonie, organisation par la CESA avec le soutien du ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie). Recoupé par Famitsu, 4Gamer, Nikkei xTrend et Denfaminicogamer. L’archive vidéo officielle de la cérémonie, en japonais, est disponible sur la chaîne du Japan Game Awards. Les répartitions par société et par plateforme sont calculées par nos soins à partir du tableau officiel. Visuel © CESA. Aucune date de sortie, aucun prix et aucun détail de contenu ne figurent dans les documents officiels consultés : nous n’en publions donc aucun. Tous les liens sont simples, non affiliés.
FAQ
Qu’est-ce que la Future Division du Japan Game Awards ?
C’est la catégorie du Japan Game Awards qui récompense des jeux non encore sortis, exposés ou annoncés au Tokyo Game Show. Le prix est organisé par la CESA, avec le soutien du ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie. C’est un baromètre d’attente, pas une récompense de qualité : aucun des jeux primés n’est disponible.
Quels sont les 10 lauréats de la Future Division 2026 ?
ACE COMBAT 8: WINGS OF THEVE et GUNDAM ROGUE ORBIT (Bandai Namco Entertainment), Castlevania: Belmont’s Curse (Konami Digital Entertainment), Super Danganronpa 2×2 (Spike Chunsoft), STRANGER THAN HEAVEN (SEGA), Final Fantasy VII Revelation et Romancing SaGa 3: Destinies United (Square Enix), Persona 4 Revival (Atlus), Magical Girl Taboo Village (Re,AER / Good Smile Company) et Monster Hunter Wilds: Ascendance (Capcom). La CESA les publie sans ordre de mérite.
Comment les lauréats de la Future Division sont-ils désignés ?
En deux temps. Le public vote en ligne, du jeudi 17 septembre 10 h au samedi 19 septembre 16 h (heure japonaise), sur le site officiel du prix. La CESA précise que le vote est ouvert sans condition de sexe, d’âge, de nationalité ni de lieu de résidence, à raison d’une seule voix par personne. Le comité de sélection du Japan Game Awards arrête ensuite la liste finale parmi les titres les plus plébiscités. Ce n’est donc pas un classement brut des votes, et aucun décompte de voix n’est publié.
Quand les résultats ont-ils été annoncés ?
Le 20 septembre 2026, lors d’une cérémonie tenue sur la scène événementielle du hall 1 de Makuhari Messe, pendant le Tokyo Game Show 2026. L’archive vidéo officielle de la cérémonie est disponible sur la chaîne du Japan Game Awards, en japonais.