Il y a des annonces de jeu qu’on peut résumer en une ligne, et d’autres où le plus intéressant est écrit en tout petit, dans le tableau que personne ne lit.
Shade of the Marionette: The Story of Piyorita est de la seconde catégorie. Le studio coréen KIWIWALKS — celui de la série WitchSpring — a ouvert la fiche Steam de son nouvel action-RPG. On l’a lue en entier. Deux choses y méritent ton attention, et ce ne sont pas celles que les dépêches ont retenues.
Shade of the Marionette: The Story of Piyorita — action-RPG 3D narratif développé et édité par KIWIWALKS, dans l’univers de WitchSpring.
Fiche Steam ouverte, date affichée : « prochainement ». Aucun prix.
🔑 Six langues annoncées — anglais, japonais, coréen, chinois simplifié, chinois traditionnel, allemand — en interface et sous-titres uniquement. Pas de français, et aucun doublage dans aucune langue.
🔑 La fiche liste la mention « achats intégrés » sur un jeu solo. Aucun détail n’est donné.
ℹ️ La presse spécialisée annonce en plus PS5, Xbox Series X|S et Switch 2 pour 2027 — ces éléments ne figurent pas sur la fiche Steam.
Une poupée qui mange les autres poupées
Le pitch est plus étrange que la moyenne, et c’est plutôt bon signe.
Tu incarnes Piyorita, une poupée décrite par l’éditeur comme « silencieuse, taciturne et calme de nature », née « vierge, dépourvue d’émotion comme de mémoire ». Elle s’éveille dans une pièce blanche appelée le Nid, guidée par une voix qui lui explique la règle du jeu : pour devenir le Chef-d’œuvre, elle doit absorber la force vitale des autres poupées.
Ces autres poupées vivent derrière un miroir, dans des pièces qu’on déverrouille une à une. Et voilà l’idée de design qui porte tout le reste : l’ordre dans lequel tu ouvres ces pièces change les scènes que tu vois et la façon dont l’histoire se déroule. Ce n’est pas un embranchement à choix, c’est un ordre de lecture.
Autour de ça, une boucle assez classique mais lisible : entre deux expéditions, tu prépares Piyorita dans le Nid — armes, pièges, sorts, costumes — et tu gères les boss que tu as vaincus. Parce que les boss, une fois battus et sous certaines conditions, deviennent des poupées à ton service, que tu peux améliorer pièce par pièce. Le combat, lui, est vendu comme accessible : assistance à la visée, pas de manipulations compliquées à retenir, dash illimité, et des affrontements qui jouent sur la hauteur et les couverts.
1. 🔑 Il n’y a pas de français, et il n’y a de voix nulle part. Le tableau des langues de la fiche Steam est exhaustif : six entrées, et pour chacune, seulement interface et sous-titres. La colonne « doublage intégral » est vide sur les six lignes — y compris pour le coréen et le japonais. Donc : pas de version française annoncée à ce jour, et un jeu qu’on lira plutôt qu’on n’écoutera. Une fiche pré-sortie peut évoluer d’ici la sortie ; c’est l’état du 15 septembre 2026.
2. 🔑 « Achats intégrés » sur un action-RPG solo. La mention figure noir sur blanc dans le bloc des fonctionnalités Steam, juste à côté de « un joueur » et des succès. La fiche n’explique rien : ni ce qui est vendu, ni à quel prix, ni si ça touche à la progression. Ça peut aussi bien être des costumes que quelque chose de nettement plus gênant. On te signale le fait parce qu’il est vérifiable et qu’il est rarement relevé — on ne te dira pas ce qu’il recouvre, puisque l’éditeur ne le dit pas. C’est la première chose à vérifier quand la fiche se remplira.
3. Les consoles et « 2027 » ne viennent pas de l’éditeur. PS5, Xbox Series X|S, Switch 2, année 2027 : tout cela vient de la presse spécialisée du 14 septembre, pas de la fiche Steam, qui n’affiche que « prochainement » et ne parle que de PC. C’est probablement exact — plusieurs médias l’écrivent de la même façon — mais ce n’est pas la même chose qu’une ligne officielle, et on ne te la vendra pas comme telle.
4. Aucun prix. Le jeu n’est pas encore en vente. Tout montant que tu verrais circuler aujourd’hui ne vient pas de la fiche officielle.
Une configuration qui ne fait pas peur
Petit détail qui compte, et qui dit beaucoup sur l’échelle du projet : les exigences PC affichées sont franchement modestes.
En configuration minimale, KIWIWALKS annonce un Core i3 4340, 8 Go de mémoire, une GeForce GTX 950 et 5 Go d’espace disque. En recommandée, un Core i5 7500, 16 Go, une GTX 1060 pour du 1920×1080, et 10 Go. Windows 8.1 ou 10 en 64 bits, DirectX 11.
On est sur du matériel de milieu de gamme d’il y a près de dix ans. Autrement dit : un jeu pensé pour tourner partout, pas pour faire tomber ta carte graphique.
Notre avis, et on l’assume comme un avis
Ce qui nous intéresse ici, c’est l’idée narrative — et elle est réellement bonne.
« L’ordre dans lequel tu ouvres les portes change ce que tu comprends de l’histoire », c’est un principe simple, élégant, et qui donne une vraie raison de rejouer sans obliger le studio à écrire trois scénarios. Associé à un bestiaire qu’on capture et qu’on améliore, ça dessine un jeu qui a une colonne vertébrale, pas juste une direction artistique mignonne.
Ce qui nous retient, c’est le tableau. Pas de français, ce n’est pas une surprise pour un studio coréen indépendant, et l’anglais en sous-titres suffira à beaucoup de monde. La mention d’achats intégrés, en revanche, mérite d’être suivie : sur un jeu solo à budget modeste, elle peut être anodine comme elle peut être structurante. Tant que l’éditeur n’aura pas précisé, la seule réponse honnête est « on ne sait pas ».
Notre conseil : mets-le en liste de souhaits, et reviens lire cette fiche quand elle affichera un prix. C’est à ce moment-là que les deux points ci-dessus deviendront des réponses.
VF ou pas, doublage ou pas, achats intégrés ou pas : on regarde avant de te le dire.
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Sources : fiche Steam officielle de Shade of the Marionette: The Story of Piyorita, éditée par KIWIWALKS et lue intégralement le 15 septembre 2026 (développeur et éditeur, date « prochainement », genres, tableau des six langues et absence de doublage, mention des achats intégrés, description du jeu et de ses systèmes, configurations minimale et recommandée). Les plateformes consoles et l’année 2027 proviennent de RPGamer (14 septembre 2026) et ne figurent pas sur la fiche Steam : ils sont attribués et non présentés comme officiels. Aucun prix n’est cité, le jeu n’étant pas en vente. La nature des achats intégrés n’est pas décrite par l’éditeur, nous ne la commentons donc pas. Visuels © KIWIWALKS. Tous les liens sont simples, non affiliés.
FAQ
Qu’est-ce que Shade of the Marionette: The Story of Piyorita ?
Un action-RPG 3D narratif développé et édité par le studio coréen KIWIWALKS, situé dans l’univers de sa série WitchSpring. On y incarne Piyorita, une poupée née sans mémoire ni émotion, qui explore des pièces cachées derrière un miroir et absorbe les autres poupées pour devenir le « Chef-d’œuvre ».
Shade of the Marionette sera-t-il en français ?
Au 15 septembre 2026, la fiche Steam officielle annonce six langues — anglais, japonais, coréen, chinois simplifié, chinois traditionnel et allemand — en interface et sous-titres uniquement. Le français n’y figure pas, et aucun doublage intégral n’est annoncé, dans aucune langue.
Quand sort Shade of the Marionette et sur quelles plateformes ?
La fiche Steam n’affiche que la mention « prochainement » et ne concerne que le PC. La presse spécialisée annonce en outre une sortie sur PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2 en 2027, mais ces éléments ne figurent pas sur la fiche officielle.
Quelle configuration PC faut-il pour Shade of the Marionette ?
La fiche Steam annonce en minimum un Intel Core i3 4340, 8 Go de mémoire, une GeForce GTX 950, DirectX 11 et 5 Go d’espace disque sous Windows 8.1 ou 10 en 64 bits. En recommandé : un Core i5 7500, 16 Go, une GeForce GTX 1060 pour du 1920×1080 et 10 Go d’espace disque.