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Voilà un croisement qui va parler à pas mal de monde. Kingdom Come: Deliverance, la grande simulation de vie médiévale de Warhorse Studios — celle où tu incarnes un fils de forgeron dans la Bohême du XVᵉ siècle, où l’on apprend même à lire et où un duel à l’épée peut te coûter la vie — débarque sur ta table. Kingdom Come: Deliverance – The Board Game est une adaptation officielle en jeu de plateau, éditée par CGE (Czech Games Edition), le studio tchèque derrière Codenames, Galaxy Trucker ou Lost Ruins of Arnak. Et il arrive à Essen SPIEL 2026.
Deux légendes tchèques à la conception
Le gros argument, ce sont les noms au générique. Le jeu est co-signé par Tomáš Holek et Vlaada Chvátil — et c’est leur toute première collaboration. Si tu joues aux jeux de plateau, le nom de Chvátil te dit forcément quelque chose : c’est l’auteur de Galaxy Trucker, Codenames, Through the Ages ou Mage Knight, l’un des designers les plus respectés du milieu. Voir un jeu vidéo tchèque (Warhorse), adapté par des auteurs tchèques et édité par un éditeur tchèque (CGE), c’est une petite fierté locale que les créateurs assument pleinement.
Sur le fond, CGE décrit un jeu d’aventure épique mâtiné d’éléments « euro », campé dans la Bohême médiévale de 1403. Tu démarres comme l’original te l’apprend : un paysan, un moins que rien, sans le sou, sans réputation et à peu près sans compétence. À toi de tracer ta route.
Deck-building, compétences et liberté de choix
La boucle reprend l’ADN du jeu vidéo : tu apprends et affines tes compétences, tu aides villageois comme seigneurs, et tu peux même peser sur le cours d’événements historiques. Fidèle à l’esprit de l’original, CGE promet une forte liberté d’approche : faire de la baston ton principal mode de communication, maîtriser l’alchimie pour soigner tous les maux, ou miser sur le bagou et le charme pour manipuler ton monde.
Côté mécanique, le jeu s’appuie sur un système de deck-building (plus de 700 cartes) avec des tests de compétence à base de cartes, une progression du héros étalée sur cinq journées de jeu, des histoires de ville rejouables aux dénouements variés, des quêtes annexes et des rencontres diverses. Petit twist : tu n’incarnes pas Henry, le héros du jeu vidéo — le plateau propose huit personnages inédits créés pour l’occasion. Et là où le jeu vidéo était strictement solo, la version plateau se joue jusqu’à quatre : de quoi arpenter la Bohême à plusieurs.
Pourquoi on en parle
Parce que c’est exactement le genre de passerelle qu’on adore suivre : une licence de RPG vidéo exigeante et adulte — Kingdom Come s’est fait un nom sur son réalisme et sa Bohême crédible, et KCD II a cartonné en 2025 — confiée à des auteurs de plateau de tout premier plan. Sur le papier, le projet respecte la promesse de l’original (liberté, montée en compétences, choix qui comptent) au lieu de plaquer un thème médiéval sur un jeu générique. On garde ça à l’œil et on refait un point à l’ouverture de la SPIEL, prix et contenu de boîte à l’appui.
👉 En attendant de jouer les paysans en carton, tu peux (re)découvrir la saga qui a tout lancé : Kingdom Come: Deliverance sur Instant Gaming.
Questions fréquentes
C’est quoi, Kingdom Come: Deliverance – The Board Game ?
Une adaptation officielle en jeu de plateau du RPG vidéo Kingdom Come: Deliverance (Warhorse Studios), éditée par Czech Games Edition (CGE). C’est un jeu d’aventure aux mécaniques euro, avec du deck-building, pour 1 à 4 joueurs, dans la Bohême médiévale de 1403.
Qui a conçu le jeu de plateau ?
Il est co-signé par Tomáš Holek et Vlaada Chvátil (Galaxy Trucker, Codenames, Through the Ages), pour leur toute première collaboration. Il est édité par CGE en partenariat avec Warhorse Studios.
Quand sort-il, combien coûte-t-il et est-il en français ?
La sortie est prévue à Essen SPIEL 2026 (au dernier trimestre 2026). Les précommandes sont ouvertes via CGE, en vagues d’impression limitées, au prix de 149,99 € / 199,99 $. Le jeu sort d’abord en anglais ; une version française est prévue, mais sans date annoncée.
On peut y jouer à plusieurs ?
Oui. Là où le jeu vidéo était uniquement solo, la version plateau se joue de 1 à 4 joueurs. On n’y incarne d’ailleurs pas Henry, le héros du jeu vidéo, mais l’un des huit personnages inédits créés pour le plateau.