Il y a des suppléments qui ajoutent trois classes et deux monstres. Et il y a ceux qui prennent le décor du jeu et le poussent d’un siècle dans le futur pour voir ce qui casse. Blades ’68 est de la seconde catégorie : c’est un supplément officiel pour Blades in the Dark, et il fait avancer Doskvol de cent ans, jusque dans des années 60 rétro-futuristes.
La fiche produit officielle d’Evil Hat Productions vient d’afficher une date ferme : 14 septembre 2026. Et trois tarifs.
Doskvol, cent ans plus tard
Le pitch, l’éditeur le pose lui-même en une phrase : « Blades ’68 est un supplément officiel pour Blades in the Dark, qui avance la ligne temporelle de 100 ans jusqu’aux swinging sixties. »
Le monde a changé de discours. Evil Hat écrit : « À travers les Îles Brisées, c’est l’Âge du Consensus. La superstition a été remplacée par les valeurs supérieures de la science, du conformisme et de la consommation. C’est un monde en paix. » Suivi immédiatement de : « Ou c’est ce qu’ils essaient de te faire croire. »
Concrètement, la ville s’est industrialisée : l’éditeur cite des autopods, des dirigeables, et une vie moderne alimentée par la Fusion Électroplasmique. Les quartiers de Doskvol, « de Barrowcleft à Whitecrown », sont tous réactualisés — avec, précise Evil Hat, assez de détail pour lancer des intrigues mais sans noyer l’essentiel sous la description.
Qui l’écrit, et sous quel contrôle
Le nom au générique est Tim Denee — l’auteur de Deathmatch Island, également chez Evil Hat. Et l’éditeur prend soin de préciser le cadre de travail : « En consultation avec John Harper, le concepteur Tim Denee avance la ligne temporelle et la technologie de Doskvol de cent ans dans le futur. »
John Harper, c’est l’auteur de Blades in the Dark lui-même. Ce n’est donc pas un dérivé sous licence lâche : c’est un supplément officiel écrit avec l’aval du créateur d’origine.
Ce que ça change au moteur
Evil Hat annonce « les mêmes mécaniques de base que Blades in the Dark », mais avec « quelques changements notables du système ». Dans le détail :
- Le cycle de jeu est redécoupé en trois temps : les affaires de l’équipe, le « moteur à problèmes » (trouble engine), et les affaires personnelles.
- Clés et verrous (keys and deadlocks) : des traits de personnalité sur lesquels tu peux t’appuyer pour gagner de l’XP — ou que tu barres quand tu as cédé au stress.
- Des sauts dans le temps (Time Skips) formalisés par une procédure.
- Des revendications que l’équipe peut poursuivre, et des factions de soutien qu’elle peut appeler à la rescousse.
Côté archétypes, la fiche produit officielle annonce quatre familles de personnages — on garde les termes anglais, dont l’un est un néologisme volontaire : Militants, Swingers, Intellectuals et Paranomalists (sans « r »), « qui travaillent à percer les secrets tapis sous le réseau B.L.U.E. »
Format du livre, annoncé par Evil Hat sur sa page de campagne officielle : 450 pages, couverture rigide mate avec vernis sélectif, au format 6 × 9 pouces — soit environ 15 × 23 cm, ce que l’éditeur qualifie de « confortable et transportable ».
Blades ’68, supplément officiel de Blades in the Dark signé Tim Denee en consultation avec John Harper, sort chez Evil Hat Productions le 14 septembre 2026. 450 pages, couverture rigide, format 6 × 9 pouces. Trois formules affichées par l’éditeur : 25 $ (PDF), 45 $ (couverture rigide + PDF), 65 $ (édition limitée). Le livre de base Blades in the Dark reste obligatoire pour jouer. Deux aperçus gratuits distincts sont déjà téléchargeables sur DriveThruRPG, dont un de 40 pages.
Trois prix, et ce qu’il y a dans chacun
La fiche produit standard (référence EHP0076) affiche une fourchette de 25,00 $ à 45,00 $, avec deux options au choix : numérique (PDF) d’un côté, livre à couverture rigide + PDF de l’autre.
À côté, une édition limitée (référence EHP0076LE) à 65,00 $. Ce qu’elle contient, mot pour mot : « une couverture alternative, des pages de garde personnalisées, plus deux marque-pages en ruban. Disponible jusqu’à épuisement des stocks ! » Pas de contenu de jeu supplémentaire annoncé — c’est un objet, pas une extension.
Tu peux l’essayer avant, gratuitement — mais il y a deux documents, pas un
Point utile, et rare : Evil Hat propose de quoi tester le jeu sans rien payer. Sauf qu’en creusant, on tombe sur deux fichiers différents, mis en avant sur deux canaux différents de l’éditeur. Autant les distinguer.
Le « Playtest Preview ». C’est celui que la page playtest d’Evil Hat laisse en ligne : « les inscriptions au playtest sont closes, mais tu peux toujours télécharger gratuitement le PDF Playtest Preview sur DriveThruRPG ». L’éditeur n’en publie pas la pagination, donc on ne l’invente pas.
L’aperçu de 40 pages. Sur sa page de campagne officielle, Evil Hat renvoie vers un autre fichier : « télécharge l’aperçu gratuit de 40 pages sur DriveThruRPG ». Fichier distinct, référence produit distincte.
À ne pas confondre non plus avec le document de playtest, celui que l’éditeur décrit en détail : il contient trois « Cold Opens » — des coups courts et nerveux pour lancer une campagne — et deux « Ticking Timebombs », de gros problèmes de fond qui attendent en arrière-plan de venir compliquer les affaires de l’équipe. Dans tous les cas : de quoi tester la sauce à ta table avant de sortir la carte bleue.
Ce n’est pas un jeu autonome. Evil Hat l’écrit sur ses trois pages consacrées au livre : Blades in the Dark « est requis pour jouer ». Si tu n’as pas le livre de base, le budget réel n’est pas 25 $, c’est 25 $ + le prix du bouquin d’origine.
Et surtout : n’essaie pas de commander le papier chez l’éditeur. La page Expéditions d’Evil Hat est sans ambiguïté — « NOUS N’EXPÉDIONS PAS HORS DES ÉTATS-UNIS », suivi de « il a toujours été préférable de commander dans une boutique de ton propre pays plutôt que chez nous ; désormais, c’est exactement ce que tu devras faire, point final. » Evil Hat renvoie lui-même vers deux revendeurs de ce côté de l’Atlantique : l’allemand Sphaerenmeisters Spiele pour l’UE, et le britannique Leisure Games pour le Royaume-Uni. Aucun revendeur français n’est désigné, et la liste officielle des distributeurs d’Evil Hat n’en cite aucun non plus pour la France. Les tarifs, eux, sont affichés en dollars américains, et aucune VF n’est annoncée.
Ce qu’on ne sait pas
La VF. Aucune annonce d’édition française, ni de date, ni d’éditeur. Blades in the Dark existe en français, ce qui rend une VF plausible — mais plausible n’est pas annoncé, et on ne l’écrira pas à la place de qui que ce soit.
Le contenu exact des aperçus gratuits. Evil Hat annonce 40 pages pour l’un des deux, sans en détailler la table des matières, et ne publie pas la pagination de l’autre. On s’arrête là.
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FAQ
Quand sort Blades ’68 ?
Le 14 septembre 2026, d’après la fiche produit officielle d’Evil Hat Productions.
Combien coûte-t-il ?
L’éditeur affiche une fourchette de 25 $ à 45 $ pour l’édition standard (PDF seul, ou couverture rigide + PDF) et 65 $ pour l’édition limitée. Tous les prix sont en dollars américains.
Faut-il posséder Blades in the Dark pour y jouer ?
Oui. Evil Hat le précise explicitement : le livre de base « est requis pour jouer ». Blades ’68 réutilise les mécaniques centrales du jeu original.
Qui l’a écrit ?
Tim Denee, l’auteur de Deathmatch Island, « en consultation avec John Harper », le créateur de Blades in the Dark.
Peut-on l’essayer avant d’acheter ?
Oui, et il y a même deux fichiers gratuits distincts sur DriveThruRPG : le « Playtest Preview », maintenu en ligne par Evil Hat après la clôture du playtest et dont la pagination n’est pas publiée, et un aperçu que l’éditeur annonce à 40 pages sur sa page de campagne.
Evil Hat livre-t-il en France ?
Non. La page Expéditions de l’éditeur indique qu’il n’expédie pas hors des États-Unis et invite à commander chez un revendeur local. Evil Hat désigne l’allemand Sphaerenmeisters Spiele pour l’UE et le britannique Leisure Games pour le Royaume-Uni. Aucun revendeur ni distributeur français n’est cité à ce jour.