© GAME FREAK inc. / Fictions
On en parlait ici depuis la mi-juillet : Beast of Reincarnation, l’action-RPG du studio derrière Pokémon, est arrivé. Et le plus intéressant, aujourd’hui, ce n’est pas le jeu — c’est que les trois thermomètres disponibles ne donnent pas la même température. Un agrégateur le classe « solide ». L’autre le classe « moyen ». Les joueurs Steam, eux, sont à 52 % de satisfaction.
Beast of Reincarnation est disponible — et il y a une embrouille de date
Si tu regardes la fiche Steam française, elle indique « Sorti le 3 aout 2026 ». Nos deux articles précédents annonçaient le 4. Personne ne s’est trompé : la date affichée par la boutique est calée sur le fuseau américain, et l’horodatage de sortie inscrit dans la page correspond au 3 août à 23 h 54 TU — soit le 4 août à 1 h 54 heure de Paris. La fiche PlayStation, elle, annonce directement le 4 août. Concrètement : le jeu est jouable, maintenant.
Sur PC, la fiche officielle affiche 54,99 €, sans remise de lancement — prix relevé directement sur l’API tarifaire de la boutique, pas sur un comparateur. Un DLC « Deluxe » à 8,99 € est proposé à part. Le jeu est également sur PS5 et Xbox Series X|S, et surtout il est disponible dès le premier jour dans le Xbox Game Pass Ultimate — Microsoft l’avait annoncé dès janvier, avec les étiquettes Xbox Play Anywhere et « optimisé pour les consoles portables ».
Ce que dit la presse sur Beast of Reincarnation : 76 d’un côté, 73 de l’autre
Au 4 août en début d’après-midi, OpenCritic recense 49 tests et calcule une moyenne de 76, avec le statut « Strong » et 61 % de critiques qui recommandent le jeu. Metacritic, sur un périmètre voisin, aboutit à un Metascore de 73, mais le range dans la catégorie « Mixed or Average ». Petite précision d’honnêteté : Metacritic n’est pas d’accord avec lui-même sur le nombre de tests agrégés. Sa fiche principale annonce « 50 critiques » ; sa page de tests affiche « 52 critiques » juste au-dessus d’une répartition qui, elle, en totalise 50 (26 positives, 24 mitigées, aucune négative) ; et le chiffre de 52 apparaît étiqueté PlayStation 5. On te le signale, on ne tranche pas.
Trois points de moyenne et deux étiquettes différentes pour la même critique : voilà qui résume assez bien le jeu. Ni triomphe, ni naufrage — le territoire du titre solide avec des défauts assumés, posé pile sur la frontière entre « bien » et « moyen » selon la façon dont on compte.
Le détail des notes est plus parlant que la moyenne. DualShockers, PlayStation LifeStyle et ZTGD mettent 8/10. COGconnected donne 75/100, TheSixthAxis 7/10, Giant Bomb et Hardcore Gamer 3,5/5. Et puis il y a GameRant, à 5/10. L’écart entre le haut et le bas de la fourchette est large — signe habituel d’un jeu qui divise plutôt que d’un jeu tiède.
Les formulations se ressemblent d’un test à l’autre. TheSixthAxis parle d’« un ensemble de systèmes, d’idées et de choix de design qui tiennent presque ensemble », en admettant « de la jank, des agacements et des problèmes de performances » sans que ça diminue le plaisir fondamental. Giant Bomb écrit que le jeu « finit par devenir un action-RPG très amusant, mais trébuche beaucoup, beaucoup de fois sur le chemin ». Hardcore Gamer salue une expérience « prenante et très addictive » tout en jugeant l’intrigue « sans vie ». GameRant, à l’autre bout, résume : un « détour intrigant » pour le studio, mais qui « ne tient malheureusement pas ses promesses ».
Ce que disent les joueurs Steam : 52 % de satisfaction
Et là, l’écart saute aux yeux. Au moment où nous écrivons ces lignes — 4 août, début d’après-midi —, la fiche Steam du jeu classe ses évaluations comme « moyennes », en précisant : « 52 % des 809 évaluations des utilisateurs et utilisatrices pour ce jeu sont positives ».
Traduction : à peine un joueur sur deux recommande le jeu, là où six critiques sur dix le recommandent. Ce n’est pas un détail — c’est le genre d’écart qu’on voit apparaître quand un jeu est bon sur le fond mais pénible dans ses finitions techniques, un point que plusieurs tests mentionnent explicitement à propos des performances.
Un rappel de méthode, quand même : ces compteurs vivent. Le nôtre est un instantané horodaté, pas un verdict — entre notre premier relevé de la journée et la relecture, OpenCritic est passé de 45 à 49 tests. Un jeu peut remonter (ou dégringoler) de plusieurs points en quelques jours, et les premières évaluations sur Steam sont notoirement dominées par ceux qui ont un problème de configuration à signaler. On y reviendra quand le volume sera plus solide.
À quoi ressemble Beast of Reincarnation, en deux paragraphes
Pour ceux qui débarquent : tu diriges Emma, une jeune femme mise au ban à cause du « fléau » qui l’a contaminée, accompagnée de Koo, un chien lui-même touché, dans un Japon post-apocalyptique de l’an 4026. On a détaillé l’univers et le système de combat dans notre article du 15 juillet.
Le cœur du jeu, tel que le directeur Kota Furushima le décrit sur le blog officiel de Xbox : Emma se bat au katana, en action rapide ; Koo, lui, déclenche ses compétences via un menu de commandes façon RPG au tour par tour, et le combat ralentit pendant que tu choisis. Ce sont tes parades réussies qui alimentent les capacités du chien. Trois difficultés sont proposées, dont un mode Histoire où la fenêtre de parade est plus indulgente et les dégâts ennemis réduits — utile à savoir si les jeux à parade te rebutent.
Notre lecture
Un jeu qui se pose à 76 chez l’un et 73 chez l’autre, pour un studio qui annonçait en janvier six années de conception sur son premier gros projet loin de sa licence habituelle — le repère est le nôtre, l’éditeur ne le formule pas ainsi —, ce n’est pas une déception. C’est même plutôt une réussite au regard du risque pris : peu de studios installés vont chercher un action-RPG exigeant, sombre et technique quand leur nom est associé à des créatures de poche.
Reste que l’écart avec les joueurs pose une vraie question, et elle nous semble plus technique qu’artistique. Quand la critique mentionne la jank et les performances tout en pardonnant, et que le public sanctionne, c’est souvent la même chose qui se joue : un jeu testé sur des configurations confortables et joué, ensuite, sur tout le reste. Notre conseil du jour est donc modérément original mais raisonnable : si tu as le Game Pass, essaie — ça ne te coûte rien de plus. Si tu dois payer 54,99 €, laisse passer une ou deux semaines et regarde ce que devient ce pourcentage.
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FAQ
Beast of Reincarnation est-il sorti ?
Oui. La fiche Steam affiche « Sorti le 3 aout 2026 » (date calée sur le fuseau américain) ; l’horodatage de sortie inscrit dans la page correspond au 4 août 2026 à 1 h 54 heure de Paris, et la fiche PlayStation annonce le 4 août. Le jeu est disponible sur PC, PS5 et Xbox Series X|S.
Combien coûte Beast of Reincarnation ?
54,99 € sur la fiche Steam française, sans remise, au 4 août 2026. Un DLC « Deluxe » est proposé séparément à 8,99 €.
Beast of Reincarnation est-il dans le Game Pass ?
Oui. Microsoft a annoncé dès janvier 2026 sa disponibilité dès le premier jour dans le Xbox Game Pass Ultimate. C’est aussi un titre Xbox Play Anywhere, annoncé comme optimisé pour les consoles portables.
Le jeu est-il en français ?
Sous-titré en français, oui ; doublé, non. La fiche officielle liste onze langues de texte dont le français, et précise que seuls l’anglais et le japonais disposent d’un support audio complet.
Quelles sont les notes de Beast of Reincarnation ?
Au 4 août 2026 en début d’après-midi : OpenCritic affiche une moyenne presse de 76 sur 49 tests, statut « Strong », avec 61 % de critiques recommandant le jeu ; Metacritic affiche un Metascore de 73, classé « Mixed or Average ». Du côté des joueurs, la fiche Steam classe les évaluations comme « moyennes », avec 52 % de 809 évaluations positives. Ces compteurs évoluent en permanence.
Qui développe et qui édite Beast of Reincarnation ?
Le développement est signé GAME FREAK inc., le studio connu pour la série Pokémon ; l’édition est assurée par Fictions. Le jeu est dirigé par Kota Furushima, crédité comme directeur sur le blog officiel de Xbox.