Le 15 juillet, on te parlait d’une campagne qui venait de pulvériser son objectif. Un mois plus tard, l’addition est tombée : Deathbringer, le jeu de rôle grimdark de Professor Dungeon Master, a refermé sa campagne BackerKit le 14 août 2026 sur 1 326 922 dollars. Pour un objectif de 50 000. Voilà ce que ça veut dire concrètement — et ce que ça ne veut pas dire.
La campagne Deathbringer TTRPG by Professor DM, portée par Roll For Combat, s’est achevée le 14 août 2026 à 4 h 42 UTC avec 1 326 922 $ collectés auprès de 7 737 contributeurs, pour un objectif de 50 000 $. Le jeu est annoncé « pleinement compatible avec Shadowdark et tous les jeux OSR », avec huit classes et des tables de talents jusqu’au niveau 20. Calendrier annoncé : playtest en septembre 2026, PDF au printemps 2027, version imprimée à l’été 2027.
26 fois l’objectif, et un panier moyen qui parle
Faisons les maths nous-mêmes, parce que les pourcentages de crowdfunding sont le mensonge le plus poli du secteur. 1 326 922 $ pour un objectif de 50 000 $, ça fait environ 26 fois la mise de départ — soit 2 654 %, calcul de notre part (la page de campagne, elle, n’affiche aucun pourcentage). Ce chiffre ne dit rien du succès réel du projet : il dit surtout que l’objectif affiché était volontairement bas, comme presque toujours.
Le chiffre qui parle vraiment, c’est l’autre : 7 737 contributeurs. Divise, et tu obtiens un panier moyen d’environ 171 $. Pour un JDR, c’est élevé — on est très au-dessus du prix d’un livre de base seul. Traduction : une part importante des soutiens a pris des paliers garnis, avec suppléments, aventures ou goodies. C’est le signe d’une communauté déjà acquise, pas d’un achat d’impulsion.
Et ça n’a rien d’un hasard. Professor Dungeon Master n’est pas un inconnu qui débarque : c’est l’une des voix les plus écoutées du JDR sur YouTube, avec une ligne éditoriale très identifiée — des parties rapides, mortelles, débarrassées du gras. Le jeu applique la même doctrine que la chaîne.
Ce que contient le jeu, d’après la page officielle
La campagne annonce huit classes, nommément : Battle Nun, Bounty Hunter, Deathbringer, Doomscribe, Fighter, Plague Doctor, Thief et Witch Hunter, chacune avec ses capacités propres et des tables de talents montant jusqu’au niveau 20. Argument central côté compatibilité : le jeu est présenté comme « pleinement compatible avec Shadowdark et tous les jeux OSR » — autrement dit, tu peux piller les modules de la vieille école sans conversion lourde.
Côté objet, Roll For Combat annonce un format digest, une reliure cousue à plat, un signet ruban intégré et de l’illustration old-school en couleurs d’un bout à l’autre. Autre point qui pèse dans le contexte actuel, et qui est écrit sans détour sur la page : « toutes nos illustrations sont créées par des humains, pas de tour de passe-passe IA », avec les cinq artistes cités par leur nom — Douglas Deri, Marco Morales, Sebastian Rodriguez, Samuel Marcelino et Luis Salas Lastra.
Enfin, la campagne a attiré du renfort côté aventures. Sont annoncés, entre autres, Kelsey Dionne (créatrice de Shadowdark), Justin Alexander, Luke Stratton (Pirate Borg), Daniel Fox (ZWEIHÄNDER) et Ben Milton (Knave, Maze Rats). Autrement dit : une bonne partie de la scène OSR anglophone est venue signer une aventure. C’est un casting de parrainage assez impressionnant.
Tu n’auras pas le livre demain. Le calendrier annoncé sur la page officielle est clair, et il est long : playtest en septembre 2026, PDF au printemps 2027, version imprimée à l’été 2027. Entre la clôture de la campagne et le bouquin sur la table, il y a donc près d’un an. C’est normal pour du crowdfunding JDR — mais c’est bon à savoir avant de s’énerver en janvier.
Deuxième point : la pagination n’est pas fixée. La page le dit elle-même — « les règles de Deathbringer sont complètes, mais le nombre de pages final est encore en cours de détermination ». Méfie-toi de tout chiffre de pages qui circulerait ailleurs.
Troisième point : les frais de port. Les estimations affichées sur la campagne sont de 18 à 28 $ pour l’Europe, et grimpent à 35 à 65 $ pour le reste du monde. Ce sont des estimations, pas des tarifs fermes — sur un projet livré en 2027, elles peuvent bouger. Intègre-les à ton budget avant de te réjouir d’un palier « offert ».
Qui est derrière ?
L’éditeur, c’est Roll For Combat, dirigé par son fondateur Stephen Glicker avec Mark Seifter comme directeur de conception. La page de campagne présente la maison comme l’éditeur de la gamme Battlezoo, revendiquant « une solide expérience de conception et de livraison de campagnes de financement réussies sur Shadowdark, Pathfinder et D&D 5E ». Pour du crowdfunding JDR, c’est le genre de ligne qui compte au moins autant que le montant collecté : livrer 7 737 colis, c’est un métier.
On avait couvert le lancement de la campagne : Deathbringer, le JDR grimdark de Professor Dungeon Master, pulvérise son objectif sur BackerKit.
Page officielle de la campagne sur BackerKit (lien non affilié). Pas de lien affilié sur cet article : la campagne est close et aucun prix de vente au détail n’a été publié.
Sorties, campagnes qui valent le coup, pièges à éviter : on trie, tu lis. En cadeau de bienvenue, un scénario original complet, La Dernière Lanterne.
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FAQ
Combien Deathbringer a-t-il collecté ?
1 326 922 dollars auprès de 7 737 contributeurs, pour un objectif de 50 000 dollars. La campagne s’est close le 14 août 2026 à 4 h 42 UTC sur BackerKit.
Deathbringer est-il compatible avec Shadowdark ?
La page officielle de campagne annonce le jeu comme « pleinement compatible avec Shadowdark et tous les jeux OSR ».
Quelles sont les classes de Deathbringer ?
Huit classes sont annoncées : Battle Nun, Bounty Hunter, Deathbringer, Doomscribe, Fighter, Plague Doctor, Thief et Witch Hunter, chacune avec ses capacités et des tables de talents jusqu’au niveau 20.
Quand Deathbringer sortira-t-il ?
Le calendrier annoncé sur la campagne prévoit un playtest en septembre 2026, la sortie du PDF au printemps 2027 et la version imprimée à l’été 2027.
Deathbringer utilise-t-il des illustrations générées par IA ?
Non selon l’éditeur : la page de campagne indique que toutes les illustrations sont créées par des humains, et cite cinq artistes — Douglas Deri, Marco Morales, Sebastian Rodriguez, Samuel Marcelino et Luis Salas Lastra.